NAS QNAP pour les Photographes Pro – TS-239 Pro II+

Aujourd’hui je me propose de re-tester un NAS pour les photographes dans l’idée de retraiter un peu des problématiques de sauvegardes de vos photos. J’ai choisi après de longues réflexions le QNAP TS-239 Pro II+ qui me parait offrir quelques fonctionnalités qui vous permettront d’établir une bonne stratégie de sauvegarde pour vos photographies. Je vous expliquerai avant tout comment je suis arrivé à ce modèle que je considère à destination des pro pour un budget de moins de 500€ (sans disque).


Mon cahier des charges était assez court, mais finalement pas si facile à remplir : avoir au minimum 2 disques (pour assurer une replication RAID en temps réel), un processeur x86 type atom (pour faire tourner des applications tierces en JAVA, mais j’y reviendrai plus tard) et un budget maximum sans disque de 500€. J’ai d’abord été tenté par multiplier les baies pour avoir un maximum de stockage et je me suis ravisé quand je n’ai pas pu trouver de NAS avec un processeur Atom abordable dans ce cas. Je préfère avoir des fonctionnalités avancées utilisables qu’une multitude de disques.

A l’ouverture de la boite, bonne surprise il y a toute la connectique : en particulier 2 câbles réseau (si si 2) qu’il serait dommage de ne pas avoir pour un produit destiné à être branché sur le réseau! Pourquoi 2 cables ? Je vous laisse découvrir sur les photos suivantes la connectique de ce NAS.

Sur l’avant, une prise USB et un bouton de copie directe (pratique si on veut rapidement décharger une clé usb ou une carte mémoire pour la sécuriser sans allumer l’ordi), 4 USB à l’arrière, 2 e-sata, 2 prises réseaux (on y revient) et une prise VGA (à priori seulement pour brancher un écran pour accéder à une console d’administration). Vous avez vraiment de quoi faire! On se retrouve avec de quoi étendre si nécessaire la capacité de ce NAS.

En ce qui concerne les 2 prises réseau, ce QNAP TS-239 Pro II+ peut être connecté à 2 réseaux séparés. Le principal intérêt est de faire de la répartition de charge ou de sécuriser l’accès avec 2 abonnements ADSL (on est pro ou on est pas pro ;)). Une utilisation plus raisonnable pour nous photographes est de brancher une prise sur votre réseau et l’autre directement sur l’ordinateur sur lequel vous travaillez : si vous utilisez le WIFI pour le net, vous pouvez utiliser en même temps la prise réseau pour autre chose (Windows Seven le gère parfaitement). Ainsi, vous obtiendrez le débit maxi possible entre vos ordinateur et le NAS, du confort pour le traitement de vos photos directement sur le NAS!

Pour l’installation, j’ai particulièrement apprécié les caddy extractibles sur lesquels on vise les disques dur (pas la peine d’ouvrir le NAS en lui même). J’ai également eu la bonne surprise de me rendre compte qu’il était possible de monter des disques 2.5″ sans adaptateur. Pour par part, j’ai monté deux disques dur de 2 To de chez Seagate, de lots différents et même de modèle différents pour éviter un problème touchant une série. Je ne peux que vous recommander d’en faire de même, achetez au moins vos disques dans des magasins différents pour éviter qu’ils soient du même lot.

Ma stratégie de choix de disques a été un peu différente de mon habitude, pour limiter un peu le prix de l’ensemble: un disque de classe entreprise que j’utilisais déjà (un Seagate Constellation ES) et un plus “léger” mais toutefois quand même destiné aux serveurs personnels ou de petite entreprise (un Seagate Barracuda XT). Petite aparté, pourquoi j’utilise des disques Seagate ? Plutôt silencieux et, d’expérience personnelle, les plus fiables : j’ai, depuis que j’utilise des ordinateurs, eu plusieurs 10aines de disques durs et Seagate est la marque que j’ai le moins renvoyée. Parenthèse close, retour au NAS 🙂

L’installation passe par l’utilisation d’un petit utilitaire livré sur le CD qui détecte le NAS sur le réseau et vous assiste pour l’installation. Je préconise de prendre une adresse IP fixe pour le NAS, ce qui vous permettra de faire des montages réseau permanents. Par la suite, tout se passe via une interface web et donc au travers d’un navigateur internet. L’interface est un peu austère mais complète, plus proche d’un serveur professionnel que d’un site web 2.0. Rassurez vous, ça ne demande pas non plus une expertise mais plutôt un temps d’adaptation. On notera qu’elle est très complète, en français et un petit moteur de recherche permet de trouver la fonction adaptée à votre besoin. C’est un système d’exploitation hyper complet dont je vous invite à découvrir le contenu sur www.qnap.com et vous propose plutôt un tutorial qui intéressera les photographes qui veulent mettre en place une vrai solution de sauvegarde, locale et hors site 🙂

Vous êtes photographes, vous devez vous soucier de la sauvegarde de vos photos. A minima, vos photos doivent avoir une copie chez vous (pour éviter les pertes liées à une panne de disque) et hors site, typiquement chez un membre de votre famille ou un ami (pour éviter les pertes liées au vol ou à un incendie). C’est pour cette raison que je voulais avoir un NAS avec un processeur ATOM/x86 : pouvoir installer CrashPlan. Je vous ai parlé de ce service dans un autre article. Il permet de sauvegarder ses fichiers dans le cloud (payant) mais aussi chez un ami GRATUITEMENT! Il suffit qu’il installe sur sa machine le logiciel et accepte de recevoir vos sauvegardes 🙂 La bonne nouvelle c’est qu’il existe une version de Crashplan pour linux/x86 qui a été rendue installable sur les NAS QNAP plutôt facilement.

Voilà un petit tutoriel pour installer crashplan sur le NAS et le piloter à partir de votre ordinateur.

– Téléchargez sur le site de QNAP, le QPKG (fichier installable directement sur le NAS) du JRE Java 1.6 (1.6.0.22 aujourd’hui), c’est un zip à décompresser sur votre poste qui contient un fichier QPKG. Pour l’installer, il suffit d’aller dans la console d’administration, menu “serveurs d’applications” puis “plugins QPKG”. Normalement il se lance tout seul, sinon il suffit de cliquer sur l’icone qui s’est ajoutée dans les “plugins QPKG” pour le lancer.
– Téléchargez sur le forum QNAP, le QPKG de Crashplan 3.0.3 pour x86. Même procédure pour l’installer . Celui-ci ne se lance pas tout seule, même procédure.
– Installez le logiciel Crashplan sur votre ordinateur, à télécharger directement chez CrashPlan selon votre système (windows 32 ou 64 bits, mac ou linux). Attention, ne le lancez pas encore: il ne s’agit pas de l’utiliser sur votre ordi mais comme pilote du crashplan installé sur le NAS. Pour celà, il va falloir modifier le fichier ui.properties (cherchez un peu dans votre répertoire d’install). La SEULE chose à modifier est d’enlever le # devant “serviceHost” et de mettre l’adresse de votre NAS à la place de 127.0.0.1
– Le plus dur est fait, lancer maintenant Crashplan sur votre ordinateur pour le configurer.
Pour la suite, le logiciel est en français et parle presque de lui même 😉

Cela fait 5 jours que le NAS tourne pour faire de la sauvegarde, il chauffe peu et les disques sont bien ventilés (35°C tous les deux après ces 5 jours de fonctionnement continu). En ce qui concerne les fonctionnalités intégrées qui pourront intéresser les photographes (en dehors du stockage sécurisé de vos photos) voici une petite liste. Vous y verrez en particulier, une installation de cotre propre wordpress. Vous en trouverez d’autre sur cette page sous forme de QPKG, comme joomla, gallery2, … vu que le NAS intègre son serveur web avec PHP et Mysql, il n’y a finalement pas de limite à l’extension de ce NAS. On pourra en particulier héberger ses propres galeries … mais j’y reviendrai !

2 réponses

  1. Fred dit :

    Merci pour cet article de test !
    En fait je pense plutôt prendre un RAID mais pas nécessairement un NAS…

  2. AAGE dit :

    Je tombe sur cet article très intéressant car je possède ce même NAS et j’en suis très content.
    En revanche, la ram utilisée est passée à + 95% dernièrement et j’ai donc des problèmes d’accès.
    Pouvez vous me renseigner ?
    Bonne réception

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